Martin Mees est titulaire d’un master en philosophie de l’Université Libre de Bruxelles. Actuellement doctorant à l’Université Saint-Louis Bruxelles, sa recherche, dirigée par Laurent Van Eynde, est portée par des questions qui émergent à la croisée de la philosophie et de la littérature aux âges romantiques. Celles-ci sont étudiées à travers le concept cardinal du sublime qui interroge la capacité des formes de l’art à produire un sens bouleversant nos représentations, mais aussi à performer notre expérience, notre rapport au monde. C’est donc un double enjeu qui se trouve mobilisé dans cette perspective, à la fois épistémologique en mettant en lumière la portée philosophique d’un mode poétique du discours, et esthétique en questionnant la puissance de la littérature romantique à sublimer les conditions de notre existence. Cette recherche s’appuie sur l’œuvre de Gérard de Nerval et tente, à partir d’elle, de rayonner tant dans le romantisme allemand que français, pour tenter de saisir les lignes de force d’une écriture romantique du sublime, qui permettrait un enrichissement réciproque du concept de sublime, par sa problématisation en régime poétique, et de la pensée romantique, analysée sous le prisme philosophique du sublime.

Champs de recherche – mots-clés: 

Philosophie de la littérature – Études romantiques – Esthétique