Martin Mees est Docteur en Philosophie de l’Université Saint-Louis – Bruxelles. Ses recherches, passées et actuelles, se situent à la croisée de la littérature et de la philosophie. Sa thèse de doctorat, « Les puissances du poétique. De l’esthétique du sublime à la philosophie de la littérature, lectures croisées autour de l’œuvre de Nerval », interrogeait le sens de la création poétique et la façon dont celle-ci nous permet de repenser de façon féconde certains concepts ou enjeux de la tradition philosophique. Cette analyse du « faire poétique » s’est construite comme une rencontre entre deux axes de recherche : une étude généalogique du concept de sublime et une lecture immanente de l’œuvre de Gérard de Nerval. À travers un questionnement sur le sens du « poétiser » en contexte romantique, la thèse visait in fine à interroger les modalités de la réflexion propre au régime poétique du langage, et les conditions pour en rendre compte du point de vue de la philosophie. C’est donc une « pensée du poétique », au double sens du génitif, que visait ce travail, convoquant des enjeux à la fois esthétiques et épistémologiques. Actuellement chercheur postdoctoral rattaché au projet ARC « Philosophie critique de l’à-venir : temporalité, imagination, utopie », les recherches de Martin Mees poursuivent ces problématiques en questionnant le sens du recours aux formes poétiques (notamment romantiques) dans le cadre de la philosophie française contemporaine. Plus précisément, ce sont les idées de l’esthétique de l’existence et de la pensée artiste qui sont interrogées chez Michel Foucault et Gilles Deleuze à la lumière de leur rapport à la littérature.

Champs de recherche & auteurs – mots-clés: 

Philosophie de l’art et de la littérature, Esthétique, Epistémologie, Etudes romantiques, Philosophie moderne, Philosophie française contemporaine, Théories du sublime, Théories du poétique. Emmanuel Kant, Friedrich von Schiller, Gérard de Nerval, Michel Foucault, Gilles Deleuze.