Axe 1 – Séminaire « Pensées plurielles du singulier. Cas, exemples, exceptions »

 

Le thème du séminaire du Centre pour les années académiques 2019-2020, 2020-2021 et 2021-2022 sera le suivant : Pensées plurielles du singulier. Cas, exemples, exceptions.

 

Ce thème pourra être déployé selon (au moins) deux directions complémentaires.

La première est d’ordre épistémologique et méthodologique. Il s’agit de déplier, dans le champ de la philosophie et des études littéraires – les deux domaines de recherche privilégiés du Centre Prospéro –, mais également dans d’autres sciences humaines, ce que signifie, pour reprendre le titre de l’ouvrage dirigé par J.-Cl. Passeron et J. Revel, « penser par cas »[1]. Confronté à la théorie, un cas singulier peut tout aussi bien faire figure d’exemple que d’exception : tantôt il assumera le rôle de preuve ou d’illustration pour la théorie qu’il contribuera à fonder, la question étant alors de savoir comment passer du cas à la généralisation ou de l’hypothèse théorique à son exemplification ; tantôt au contraire, le cas singulier se présentera comme un obstacle épistémologique par rapport au paradigme théorique : problème, exception, énigme, voire aberration, il impliquera un moment de rupture, d’indécidabilité ou même d’incompréhension dans le cours de la pensée ou de la recherche. Il s’agira donc d’explorer la tension féconde entre le général et le particulier dans la construction du savoir en s’interrogeant sur le statut de vérité du cas et sur les principes d’une science fondée sur la description, l’interprétation, l’évaluation ou l’exploration de la singularité.

Selon ce premier axe de travail, les intervenants pourront soit s’emparer de la question épistémologique d’une manière générale, soit exposer comment telle ou telle singularité – qui peut être une œuvre littéraire ou artistique – a constitué pour eux une pierre de touche, corroborant, infléchissant ou subvertissant un élément de théorie ou un savoir général et abstrait. Ils pourront également explorer de quelle manière la confrontation de la pensée au singulier peut s’avérer être un vecteur d’interdisciplinarité, en ce sens qu’elle constitue un point de rencontre épistémologique et méthodologique entre les sciences humaines, et même entre les sciences humaines et les sciences dites « exactes ».

La seconde direction est d’ordre théorique ou spéculatif et consiste à travailler le concept de singularité en tant que tel. Nul doute qu’aujourd’hui, les concepts de « singularité » et de « singulier » connaissent un engouement certain, non seulement en philosophie mais également dans de nombreux champs des sciences humaines. Mais reçoivent-ils toujours une acception clairement définie ? Notre séminaire se donnera pour ambition d’explorer cette question. En ce sens, on se demandera par exemple quel est le rapport entre singularité et subjectivité – une singularité est-elle une forme de subjectivité vidée de tout substantialisme ou de tout psychologisme, une subjectivité « impersonnelle », comme disait Deleuze[2] ? – ou encore, le rapport entre singularité et événement – toute singularité est-elle événementielle ? Tout événement constitue-t-il une rupture, un élément de discontinuité dans l’ordre continu du temps ? On s’interrogera en outre sur ce qui lie la singularité à la différence, comme cas particulier ou comme principe de différenciation, ou encore sur le rapport que des singularités peuvent créer entre elles et qui échappe au rapport du singulier à l’universel – singularités et répétition, singularités et série, singularités et catégorie, etc.

Au sein de ce second axe de travail, les intervenants pourront bien évidemment, s’ils le souhaitent, laisser une place à la réflexion esthétique et poétique : il s’agira alors de penser l’œuvre esthétique ou artistique comme une singularité radicale, que sa forme rend irréductible à toute autre, ce qui ne l’empêche pourtant pas de rentrer dans certains types de dialogue avec le général – le rapport de l’œuvre singulière au genre, par exemple, ou encore de l’œuvre à la théorisation.

 

[1] PASSERON (J.-Cl.) et REVEL (J.), Penser par cas, ou comment remettre les sciences sociales à l’endroit, Paris, Éditions de l’École des Hautes Études en sciences sociales, 2005.
[2] Il est bien entendu que cet auteur est cité à titre d’exemple et ne constitue en aucun cas une référence incontournable dans la perspective de notre séminaire.

29
octobre

12
novembre

Séminaire Prospéro - David Lapoujade (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) - La torsion du singulier

– 12/11/2021 – de 14:00 à 17:00

Salle P61, Université Saint-Louis – Bruxelles

28
janvier

10
février

Colloque international - La série : paradigmes et figures historiques

– 10/02/2022 - 11/02/2022 – de 09:00 à 17:00

Salle P61, Université Saint-Louis – Bruxelles

25
février

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Axe 2 – Théorie de la littérature, théorie par la littérature

 

Cet axe de recherche, débutant en septembre 2019, se concentrera sur des problématiques propres au domaine de la théorie de la littérature ou de la philosophie de la littérature. Au sein d’un séminaire de recherche organisé dans le cadre de cet axe, on travaillera sur des concepts ou notions qui constituent les outils que mobilisent les études littéraires ou l’analyse littéraire.

À partir de l’année académique 2020-2021, ce séminaire sera consacré au thème « Littérature et cartographie ».

On le sait, depuis le « Spatial Turn » qu’ont connu – notamment – les études littéraires, les travaux visant à analyser les rapports de la littérature à l’espace, et plus particulièrement à la cartographie, sont nombreux. Différentes approches de la carte par la littérature ont ainsi vu le jour : approches thématiques étudiant les textes dans lesquels sont mises en scène des cartes, approches visant à tracer la carte des lieux référentiels d’un récit, études des « cartes mentales » suggérées par les œuvres littéraires, approches géocritiques et géopoétiques,… Tout en restant ouvert à ces différentes démarches, le séminaire aura pour objectif principal d’explorer une voie différente et complémentaire, basée sur l’hypothèse selon laquelle la cartographie, en tant que système de représentation de l’espace, utilise des logiques et des procédés de représentation que l’on peut comparer à ceux que met au point la littérature dans ses différents rapports à l’espace (espace diégétique, mais aussi espace « énonciatif », positionnement dans le champ discursif, etc.). C’est la fécondité heuristique de ce postulat que le séminaire aura pour objectif de tester, en le confrontant à l’analyse d’œuvres littéraires – voire d’œuvres issues d’autres champs artistiques, à titre de comparaison ou de contrepoint – qui seront choisies par les participants. Le champ de la littérature contemporaine de langue française sera sans doute le mieux représenté, mais l’analyse d’œuvres d’autres langues et époques est également bienvenue.

Le séminaire accueillera toutes les personnes intéressées par le sujet, que celles-ci souhaitent ou non prendre en charge la présentation d’une séance. Dans la mesure du possible, les textes étudiés seront communiqués avant les séances.

Ce séminaire s’inscrit dans le cadre de l’axe « Théorie de la littérature, théorie par la littérature » du Centre Prospéro. Langage, image et connaissance, ainsi que d’un projet de recherche (PDR) financé par le F.R.S.-FNRS.

19
novembre

Littérature et cartographie - Nicolas Garcia (USL-B - Centre Prospéro) : Empilement d'espaces chez Coppola

– 19/11/2021 – de 14:00 à 16:30

Université Saint-Louis – Bruxelles, salle du Conseil

19
mai

Colloque international - Positions, énonciations, regards. Spatialisation du genre dans la littérature et les arts contemporains

– 19/05/2022 - 20/05/2022 – de 09:00 à 17:00

salle P61, Université Saint-Louis – Bruxelles

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Axe 3 – Projet « Langage, action, connaissance »

L’axe de recherche « langage, action et connaissance » vise à explorer des problématiques de philosophie du langage contemporaine dans ses rapports avec la philosophie de l’esprit et de la connaissance.Les recherches qui y sont menées s’ancrent dans l’héritage de la philosophie analytique inspirée notamment, mais pas exclusivement, des travaux de Ludwig Wittgenstein et de John L. Austin. Elles s’articulent donc autour de la question des usages du langage et de la façon dont l’étude de ces usages nous permet de modifier notre regard sur le monde et de comprendre autrement l’activité philosophique.

De ce point de vue, la philosophie est conçue comme une activité conceptuelle et une activité d’analyse des usages du langage à partir de notre point de vue immanent d’usagers du langage. C’est une philosophie profondément ancrée dans la pratique ordinaire, qui refuse l’idée d’une posture transcendante du discours philosophique et cherche à amarrer ce dernier à notre position de « locuteur compétent ».

L’analyse du langage doit, de ce point de vue, permettre de nous émanciper des embarras philosophiques émanant de la « pulsion de généralité » du philosophe ou des « sortilèges du langage », pour reprendre l’expression de Jacques Bouveresse. En effet, le langage peut nous jouer des tours lorsque nous prétendons employer un mot ou une expression en rompant avec ses usages ordinaires et sans néanmoins avoir fixé le sens nouveau que nous lui accordons. C’est le cas lorsque nous posons, sans les contextualiser, de grandes questions métaphysiques, comme par exemple « Qu’est-ce que l’identité ? », sans dire de quelle identité, de l’identité de quoi nous parlons.

Dans le sillage de cette philosophie du langage, l’axe « langage, action et connaissance » se subdivise en trois sous-axes, qui constituent autant de pistes de dialogue avec l’ensemble des traditions de la philosophie contemporaine, depuis la philosophie analytique jusqu’à la phénoménologie, l’herméneutique et la psychanalyse. En effet, si la philosophie du langage contemporaine s’inscrit historiquement dans l’héritage de la philosophie analytique et anglo-saxonne, les recherches menées dans le cadre de cet axe visent aussi à montrer que les enjeux philosophiques abordés dépassent les clivages d’écoles et permettent d’instaurer un dialogue fructueux au sein de la philosophie contemporaine, pour initier des problématiques nouvelles.

Les trois sous-axes problématiques sont :
(1) « Langage, sens, usages », qui traite plus spécifiquement de questions classiques de philosophie du langage et les articule à des questions sur la nature de l’activité philosophique ;
(2) « Pratiques, actions, intention », qui développe notamment des questions de philosophie de l’esprit et de l’action, mais aussi l’examen épistémologique des sciences humaines directement concernées par ces questions (psychologie, psychanalyse, anthropologie, etc.)  ;
(3) « Connaissance et connaissance de soi », qui s’intéresse à des questions relatives à la philosophie de la connaissance, aux modalités de notre rapport au monde et à nous-même. Ce faisant, il croise les questions développées dans le sous-axe 2.

Ces trois sous-axes ne sont en effet pas indépendants ni exclusifs les uns des autres ; pensons, par exemple, à la question des rapports entre le sens, le vouloir dire et l’intentionnalité, ou encore à la question du rapport des énoncés en première personne à la connaissance de soi, à celle des rapports entre dire et connaître le monde, ou encore à celle des rapports entre connaissance de soi et agentivité.
Les problématiques qui caractérisent ces trois sous-axes sont les suivantes :

Le premier sous axe, « langage, sens, usage », vise à articuler la question du sens et des limites du sens à la façon dont les usages du langage construisent et régulent ce sens. Ces recherches envisagent donc également des questions d’ontologie du sens : comment caractériser le « mode d’existence » de la signification ? Comment le sens émerge-t-il du langage et de ses usages ? Qu’est-ce que la signification ? Quel est son rapport à la référence ? Etc. Elles visent ainsi des questions plus générales comme celle de la nature des rapports du langage au monde, le langage n’étant pas nécessairement pensé comme une simple représentation du monde mais peut-être aussi comme faisant partie intégrante de celui-ci. Elles visent également des questions de méthode et de pratique de la philosophie, par une interrogation sur le rôle de l’analyse du langage en philosophie, sur ce qu’elle permet de construire philosophiquement et sur le dialogue qu’elle engendre avec les questions traditionnelles de la philosophie.
Le corpus de ce sous-axe se développe, de manière non-exclusive, à partir des travaux de Frege, Husserl, Wittgenstein, Austin, Anscombe, Ryle, Davidson, Deleuze, Travis, en revenant également à Aristote et aux réflexions des stoïciens et des médiévaux sur le langage.

Le deuxième sous-axe vise notamment à mettre en exergue les liens entre philosophie du langage, philosophie de l’esprit et philosophie de l’action à travers le concept central d’intention, étudié par Elizabeth Anscombe dans son ouvrage de 1957. Cependant, la portée de ce sous-axe ne se limite pas à cet héritage anscombien et vise plus largement à reposer certaines questions classiques de la philosophie sous l’angle d’une philosophie du langage. Notamment : quel type de lien lie l’intention à l’action qui la réalise ? Quel est le rôle du vouloir dire, d’une intention de signifier, dans la production du sens ? En quoi dire est-ce agir ? Dans quelle mesure la parole peut-elle modifier le monde et faire advenir quelque chose (par exemple, un engagement) ?

Il cherche également à développer des recherches sur les modalités de l’explication de l’action humaine et entre en ce sens dans un dialogue nécessaire avec les sciences humaines, qui développent également cette ambition. D’allure plus épistémologique, ce sous-axe rejoint certaines problématiques développées dans le sous-axe 3.

Le corpus de ce sous-axe se fonde non exclusivement sur les travaux de Anscombe, Austin, Wittgenstein, Sartre, Cavell, Descombes, mais aussi Freud, Meyerson, Elias, Foucault, Hacking, etc.

Le troisième sous-axe, « Connaissance et connaissance de soi », se penche plus spécifiquement sur des questions de philosophie de la connaissance, à travers, d’une part, la question épistémologique des modalités de notre rapport au monde, notamment dans sa médiation par le langage, et, d’autre part, la question des modalités de la connaissance de soi. Tandis que la première question soulève des enjeux relatifs à la philosophie du langage et de la perception (J.L. Austin, C. Travis, T. Crane, J. Benoist), la seconde question soulève en outre des enjeux relatifs au rapport à soi et l’expressivité de soi, notamment dans le discours sur soi (V. Descombes, R. Moran, Ch. Larmore). Elle vise aussi des questions d’ontologie du sujet.

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Axe 4 – Que faire de l’anachronisme ? L’histoire et les récits historiques à contretemps

Cycles de séminaires organisés par l’UNamur et le Centre Prospéro.

Le problème est d’arrêter avec exactitude la série des précautions à prendre, des prescriptions à observer pour éviter le péché des péchés – le péché entre tous irrémissible : l’anachronisme[1].

Que faire, dès lors, du concept d’anachronisme ? Et quels liens privilégiés un tel concept, entretient-il avec ceux de contingence, de singularité, d’événement, de nouveauté ou encore d’intempestif ? De quels enjeux est-il l’indice pour l’histoire savante ? Celle-ci, afin d’y être sensible, ne doit-elle pas se tourner aussi vers d’autres formes de récits historiques (littéraire, cinématographique,…) ? Ne convient-il pas, par ailleurs, de distinguer plusieurs types d’anachronisme ? Celui qui surgit sur la scène de l’histoire ? Mais aussi celui que provoque l’historien en mettant en rapport un moment du passé et le présent où il se situe – avec l’objectif de mettre au jour une continuité sous-jacente entre ces moments historiques (Benjamin) ? Bref, en compliquant une conception de l’histoire homogène, nécessaire et orientée dans le sens d’un progrès continu, l’anachronisme nous invite peut-être à prêter une attention accrue à des temporalités multiples aux croisements imprévus, tout comme aux formes d’écriture qui peuvent les rendre intelligibles. Il nous invite, sans nous détourner des questions épistémologiques redoutables qu’elle pose, à réfléchir au sens d’une théorie critique de l’histoire portant attention aux temporalités hétérogènes et aux divers variations historiques.

[1] Lucien Febvre, Le problème de l’incroyance au XVIe siècle. La religion de Rabelais, Paris, Albin Michel, 1942 [rééd. 1988], p. 15.

Axe 5 – Séminaire « Ecriture et témoignages »

Le témoignage écrit constitue un genre hybride au croisement de la fiction littéraire, du compte-rendu historique, de l’autobiographie, du journal intime, de l’essai historique ou de la réflexion philosophique sur la nature humaine. Dans « l’ère du témoin » actuelle (Wieviorka), où les témoignages se multiplient sous forme d’enregistrements audio ou vidéo, de textes et documents divers, notre attention se porte en premier lieu vers ceux qui, soumis au processus d’écriture, deviennent de véritables récits. Le séminaire de recherche « Ecriture et témoignage » entre dans sa seconde année de travail. Il se propose comme lieu de rencontre et de discussion interdisciplinaire autour d’un sujet destiné initialement aux chercheurs en littérature mais ouvert également à d’autres spécialistes : historiens, psychologues, juristes, linguistes, traducteurs. Une fois par mois, les organisateurs du séminaire invitent un(e) spécialiste dans un domaine de recherche spécifique et toujours différent, pour donner une communication en rapport avec la notion et la pratique du témoignage. Chaque conférence se prolonge par une discussion collective.

Le séminaire a désormais le statut de séminaire interuniversitaire, reconnu par l’Ecole Doctorale « Langues, Lettres et Traductologie » près le FNRS (ED 3)

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Axe 6 – Projet PDR « Iconologies, sensibilité, temporalité »

Ce projet, mené en collaboration avec les chercheurs en esthétique de l’Université de Liège, vise à rendre corps à l’expérience esthétique. La tradition iconologique, qui a innervé tout le champ de l’esthétique et de la philosophie de l’art au XXème siècle, a apporté une contribution à l’intelligibilité des œuvres qui reste essentielle. Mais pour autant, elle a payé le prix de cette intelligibilité d’un sacrifice de certains modes de la sensibilité dans le rapport aux œuvres. Le premier sacrifice a été celui des sens eux-mêmes. Ou plus exactement, des sens autres que la vision. Il s’est agi d’un isolement du regard esthétique, comme s’il n’avait pas partie liée à l’ouïe, au toucher, à l’olfaction. L’iconologie a ainsi notamment contribué à une occultation de toute dimension synesthésique. Mais corrélativement, en instituant ainsi le privilège de l’œil, l’iconologie a aussi tendu à consacrer celui-ci dans son univocité et son infaillibilité – le second sacrifice de l’iconologie. L’œil est-il incorruptible ? Certes non, et il faut bien plutôt faire droit à sa temporalité et à son historicité. Rendre corps à l’expérience esthétique, c’est dès lors à la fois restituer le visible dans son commerce avec les autres sens et penser le regard dans ses défaillances et limites qui sont constituantes de l’expérience esthétique.

Ce projet ne vise pas à disqualifier l’iconologie, mais à l’enrichir en la complexifiant : d’une part, dans la prise en vue d’expériences esthétiques contemporaines, en l’ouvrant à la synesthésie ; d’autre part, en remobilisant dans les textes fondateurs de l’iconologie ses ambiguïtés et son rapport à l’historicité et à la fragilité de l’intelligibilité des œuvres.

22
octobre

Journée d'études - L'anachronisme de l'image

– 22/10/2021 – de 09:30 à 17:00

Salle P61, Université Saint-Louis – Bruxelles

Axe 7 – Projet ARC Autonomicap

 

 

Le 1er octobre 2019 a marqué le coup d’envoi du projet de recherche AutonomiCap (« L’autonomie à l’épreuve du handicap, le handicap à l’épreuve de l’autonomie »), qui bénéficie d’un financement ARC (action-recherche-concertée) pour cinq ans (2019-2023). La problématique centrale de ce projet consiste à analyser, par le biais d’une approche interdisciplinaire, de quelles manières la montée en puissance des références à l’autonomie transforme les objectifs et les modalités des politiques publiques à l’égard des personnes en situation de handicap.

Le projet est porté par une équipe interdisciplinaire de l’Université Saint-Louis Bruxelles, qui réunit les trois doctorant.e.s (Sophie De Spiegeleir, anthropologue, membre du Casper et du CESIR ; Noémie Rimbourg, anthropologue, membre du Casper et du CESIR ; Louis Triaille – juriste, membre du Circ et du Grepec) et les six promoteurs du projet (Valérie Aucouturier – philosophe, membre du Centre Prospero ; Yves Cartuyvels – juriste et criminologue, membre du Grepec et du CESIR ; Abraham Franssen – sociologue, membre du CESIR ; Isabelle Hachez – juriste, membre du Circ ;  Nicolas Marquis – sociologue, membre du Casper ; Yannick Vanderborght, politologue, membre du Crespo) ; un.e post-doctorant.e viendra prochainement renforcer l’équipe. Au total, l’équipe de recherche a vocation à constituer un pôle d’excellence en disabilities studies au sein de l’université Saint-Louis-Bruxelles (USL-B).
Dans sa dimension philosophique, il s’agit de confronter (en lien avec les recherches menées dans le cadre de l’axe « Langage, Action, Connaissance » du Centre Prospéro) l’analyse conceptuelle de la grammaire de l’action (volonté, intention, responsabilité, autonomie, hétéronomie, responsabilité, irresponsabilité) aux cas limites de l’agir qu’étudient les enquêtes empiriques et textuelles menées dans le cadre du projet AutonomiCap sur la mesure et les critères d’évaluation de l’autonomie et du handicap.

Pour en savoir plus : https://autonomicap-usaintlouis.org

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Axe 8 – Groupe de recherches Castoriadis

 

Le Groupe de Recherches Castoriadis se donne pour objectif de favoriser un débat interdisciplinaire vivant autour de la pensée de Cornélius Castoriadis. L’oeuvre de Castoriadis nous semble aujourd’hui trop peu connue au regard de la richesse conceptuelle qu’elle recèle et de l’intérêt qu’elle peut dès lors représenter pour d’autres courants philosophiques et pour la plupart des sciences humaines. Elle nous paraît pouvoir enrichir de nombreux débats actuels dans le champ de la philosophie, des études littéraires, de la linguistique, de la psychologie, de l’anthropologie, de l’histoire, des sciences sociales et politiques, des sciences juridiques. Elle est susceptible de favoriser la rencontre interdisciplinaire entre des thématiques de recherches naturellement trop enserrées dans des champs scientifiques institués. Il ne s’agit donc pas pour ce Groupe d’entamer un travail hagiographique ni de développer une activité de recherche concentrée exclusivement sur les textes de Castoriadis, mais bien de profiter des nombreux enjeux de cette oeuvre pour en faire un objet de débat et l’un des outils de la pensée contemporaine.
Le Groupe de Recherches Castoriadis prend en charge la publication des actes des journées d’étude qu’il organise, sous la forme de « Cahiers Castoriadis ».

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Axe 9 – Forum Interdisciplinaire des Jeunes Chercheurs (FIJEC)

 

À l’initiative des membres scientifiques du Centre Prospéro, le FIJEC réunit mensuellement les doctorants du Centre ainsi que les jeunes collaborateurs extérieurs de celui-ci pour des séances de travail autour des différentes recherches doctorales en cours.