Défense de thèse – Rosanna Wannberg : « Rétablir l’autorité en première personne ? Le cas de la schizophrénie »
La thèse a été réalisée dans le cadre d’une convention de cotutelle avec l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris.
Le jury est composé de :
– Prof. Valérie Aucouturier (UCLouvain Saint-Louis Bruxelles), promotrice et secrétaire du jury
– Dr. Pierre-Henri Castel (École des Hautes Études en Sciences Sociales/CNRS), promoteur
– Prof. Nicolas Marquis (UCLouvain Saint-Louis Bruxelles), président du jury
– Dr. Élise Marrou (Sorbonne Université), membre du comité d’accompagnement
– Prof. Laurence Kaufmann (Université de Lausanne), évaluatrice externe
– Prof. Louis Sass (Rutgers University), évaluateur externe

Résumé
Que peut bien signifier « se rétablir » dans le cas particulier de la schizophrénie, une maladie typiquement définie comme une pathologie du soi ? Croisant philosophie et psychopathologie, cette thèse explore cette question en la confrontant aux récits de rétablissement en première personne. Dans une perspective grammaticale inspirée de Wittgenstein, elle cherche à montrer que les conceptions dominantes de la subjectivité – qu’elles soient phénoménologiques, narrativistes ou centrées sur l’autonomie personnelle – échouent à rendre compte de ce rétablissement : en réduisant la subjectivité à un rapport interne du sujet à ses états mentaux, elles occultent ses dimensions sociales et interpersonnelles. C’est pourquoi le cas du « schizophrène rétabli » invite, enfin, à repenser le lien entre socialité et constitution de soi.
Salle P02, Université Saint-Louis – Bruxelles (entrée libre)
et en ligne via Teams (numéro de réunion : 317 379 403 081 673, code secret : Vf9Ev3N2)

