L’Homme qui rit – Quatrevingt-treize et autres romans

Victor Hugo

Sous la direction d’Henri Scepi. Avec la collaboration de Franck Laurent et Andrea Schellino

La Pléiade, Gallimard, 2026

Deux volumes de romans de Hugo figurent déjà au catalogue de la Pléiade : Les Misérables depuis 1951, aujourd’hui disponible dans une nouvelle édition (2018), et depuis 1975 un volume réunissant Notre-Dame de Paris (la fatalité des dogmes) et Les Travailleurs de la mer (la fatalité des choses).
Le présent ouvrage vient compléter ce pan de l’œuvre de Hugo en rassemblant ses romans les plus politiques : les deux versions (1820 et 1826) de Bug-Jargal, le récit que le très jeune écrivain a consacré à la question de l’esclavage ; Le Dernier Jour d’un condamné (1829) et Claude Gueux (1834), deux variations sur le thème de la peine de mort ; et les deux romans majeurs, L’Homme qui rit (1869) et Quatrevingt-treize(1874), qui s’inscrivent dans un projet de triptyque – « Espérance / Liberté / Progrès » – évoqué dans la Préface de L’Homme qui rit : « Le vrai titre de ce livre serait L’Aristocratie. Un autre livre, qui suivra, pourra être intitulé La Monarchie. Et ces deux livres […] en précéderont et en amèneront un autre qui sera intitulé : Quatre-vingt-treize. » Comme on le sait, La Monarchie ne sera jamais écrit. Mais « l’immensité de cette minute épouvantable, 93 » conduira Hugo à achever sa trajectoire romanesque avec un chef-d’œuvre, Quatrevingt-treize, où sont célébrés « les idéaux d’une démocratie révolutionnaire qui indique la voie de l’avenir » (Umberto Eco).
Tous ces romans peuvent être lus comme des aventures de la pensée.
On y a joint, sous le titre Interventions, différentes réflexions et prises de parole de Hugo sur la peine de mort, la misère, le droit et la loi, l’exil.

Plus d’informations sur la page de l‘éditeur.

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